La restauration du patrimoine religieux peut parfois devenir un casse-tête financier pour les communes. A Moudeyres en Haute-Loire, le montant des travaux de l’église est bien trop important pour la petite commune qui a dû faire appel à une souscription via la Fondation du Patrimoine.
Moudeyres est devenue commune en Haute-Loire il y a environ 200 ans. Une petite centaine d’habitants seulement et, bien sûr, au cœur du village, une église qui, comme beaucoup, commence à présenter des signes de faiblesse. “Pour monter au clocher, c’est un peu chaotique, il faut être prudent. On va changer tout le beffroi, la structure en bois est en très mauvais état. Elle tient encore les cloches, mais pour combien de temps, on ne sait pas. On va changer les joues, qui sont les poutrelles qui tiennent les cloches, on va refaire en bois de chêne et on va refaire toute l’électricité”, explique Laurent Gentes, maire de Moudeyres (SE).
Ce petit village d’Auvergne cherche des dons pour sauver son église
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Un attachement profond à l’église
Le montant des travaux est estimé à un peu plus de 60 000€, un montant bien au-dessus des capacités de la commune qui fait appel à la Fondation du Patrimoine pour lancer une souscription et les premiers dons commencent à affluer. “Les locaux sont attachés à leur patrimoine et bravo, je les félicite. La transmission est d’autant plus importante dans les petites communes. Je suis étonnée de ça, j’apprends beaucoup”, s’émerveille Valérie Bellut, membre de la Fondation du patrimoine Haute-Loire.
Des dons qui affluent
Plus de 5 000 euros de dons ont déjà été récoltés pour sauver l’église. De quoi lancer la participation du Club des Mécènes de la Haute-Loire. Il viendra abonder ce financement aux côtés des collectivités locales, se réjouit le maire Laurent Gentes. “Notre petite église a 200 ans. Elle a été construite par des bénévoles, quasi exclusivement. Alors quand on voit ce qu’ils ont fait avec les moyens qu’il y avait il y a 200 ans, comment ils ont réussi à construire cet édifice, si nous, avec les moyens qu’on a aujourd’hui, on n’est pas capable de le tenir en état et de le rénover, c’est qu’on n’est pas bien dégourdi, notre génération, quand même.” Les travaux de restauration sont programmés au printemps. Le maire de Moudeyres envisage d’ouvrir le beffroi à la visite dès l’été prochain.
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Article rédigé à partir du reportage de Laurent Cluzel et Elodie Monnier pour France 3 Auvergne

